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1er Janvier Férié : Pourquoi et Qui est Payé ?

avril 25, 2026 Julien Blog
Sommaire

Le 1er janvier approche. Vous vous demandez si ce jour est payé ? Devez-vous travailler, et si oui, comment votre fiche de paie sera-t-elle impactée ? Vous êtes curieux de savoir pourquoi le jour de l’An est férié ?

Cet article répond à toutes vos questions. Vous trouverez ici toutes les règles de rémunération du 1er janvier férié, avec des informations claires pour comprendre votre situation et vos droits.

Qui est Payé le 1er Janvier et Comment ? Le Tableau Récapitulatif

Pour aller droit au but, voici un résumé des règles qui s’appliquent à la plupart des salariés du secteur privé. Votre situation est probablement dans ce tableau.

Votre situation Travaillez-vous le 1er janvier ? Quelle rémunération ?
Cas général (jour chômé, + de 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise) Non Salaire maintenu à 100%. Aucune perte de salaire.
Vous travaillez ce jour-là Oui Rémunération normale. Pas de majoration de salaire imposée par la loi.
Moins de 3 mois d’ancienneté (et le jour est chômé) Non Pas de rémunération, sauf si votre convention collective est plus favorable.
Secteurs spécifiques (hôtellerie, restauration, santé…) Oui Rémunération normale. La loi n’oblige pas à payer double.
Jeunes de moins de 18 ans Non (sauf dérogations) Salaire maintenu. Le travail des mineurs les jours fériés est interdit par principe.

Les Règles Détaillées de la Rémunération du 1er Janvier

Le tableau vous a donné un aperçu rapide. Maintenant, voyons les détails pour bien comprendre ce que dit la loi et ce que votre entreprise doit appliquer.

Le cas général : un jour férié ordinaire chômé et payé

Le 1er janvier est considéré comme un jour férié « ordinaire ». Cela le différencie du 1er mai, qui a un statut spécial. En France, parmi les fêtes légales, certaines constituent des jours fériés chômés pour les salariés.

Pour que ce jour férié soit payé sans travailler, une condition principale s’applique : vous devez avoir au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise ou l’établissement. Si vous remplissez cette condition, votre employeur doit vous assurer un maintien de salaire. Votre paie de janvier sera donc identique à celle d’un mois sans jour férié.

Travailler le 1er janvier : pas de majoration de salaire obligatoire

Votre employeur peut vous demander de travailler le 1er janvier, car ce n’est pas un jour obligatoirement chômé (contrairement au 1er mai). Si vous travaillez, le Code du travail est clair : il n’impose aucune majoration de salaire. Vous serez donc payé comme un jour normal.

Mais attention, il faut toujours vérifier votre convention collective. C’est souvent elle qui fixe des règles plus intéressantes pour les salariés. Elle peut prévoir :

  • Une majoration de salaire (payé double, par exemple)
  • Un jour de repos compensateur à prendre plus tard
💡 Le conseil pratique : Cherchez le nom de votre convention collective sur votre fiche de paie ou votre contrat de travail. Ensuite, tapez son nom sur Google pour trouver le texte et vérifier ce qu’il dit sur les jours fériés travaillés.

Exceptions et cas particuliers à connaître

Certaines situations spécifiques modifient les règles générales. Il est important de savoir si vous êtes concerné.

Voici les principaux cas particuliers :

  • Salariés saisonniers, intermittents ou à domicile : Ils bénéficient aussi du paiement des jours fériés chômés, à condition d’avoir l’ancienneté requise.
  • Travailleurs de moins de 18 ans : La loi leur interdit de travailler les jours fériés. Des dérogations existent pour certains secteurs comme l’hôtellerie ou la boulangerie, mais c’est très encadré.
  • Convention collective moins favorable : Si un accord d’entreprise ou d’établissement le prévoit, les conditions de rémunération peuvent être différentes, mais rarement moins bonnes que la loi.

Pourquoi le 1er Janvier est-il un Jour Férié ? Retour sur son Histoire

On a parlé d’argent, parlons maintenant d’histoire. Savoir pourquoi le 1er janvier est un jour de repos officiel permet de mieux comprendre nos traditions. L’origine est à la fois politique et religieuse.

Une décision de Napoléon en 1810

C’est Napoléon Ier qui a officiellement fait du 1er janvier un jour férié pour tous. Par un avis du Conseil d’État du 23 mars 1810, le jour de l’An devient la première fête civile non travaillée en France. Avant cette date, seules les fêtes religieuses majeures (Pâques, Noël…) donnaient droit à un repos.

Du calendrier julien au calendrier grégorien

Mais pourquoi le 1er janvier ? Pendant longtemps, l’année ne commençait pas à cette date. Selon les régions et les époques, elle pouvait débuter à Noël, à Pâques ou en mars. C’est le roi Charles IX qui a mis de l’ordre.

Avec l’Édit de Roussillon en 1564, il a fixé le début de l’année au 1er janvier pour tout le royaume de France. Cette décision a ensuite été adoptée par le pape Grégoire XIII pour l’ensemble du monde catholique avec le passage au calendrier grégorien en 1582. Le but était d’unifier les dates.

Une fête aussi religieuse

Le 1er janvier a aussi une signification pour l’Église catholique. C’était autrefois la fête de la Circoncision de Jésus. Aujourd’hui, le Vatican la célèbre comme la Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu. Même si la dimension civile a pris le dessus, l’origine religieuse reste présente.

Questions Pratiques : Ponts, Jour de Solidarité et Jours Fériés

Les jours fériés soulèvent souvent d’autres questions d’organisation dans l’entreprise. Voici des réponses claires sur les situations courantes autour du Nouvel An.

Peut-on faire le pont pour le jour de l’An ?

Faire le pont, c’est ne pas travailler un ou deux jours entre un jour férié et un week-end. Pour le jour de l’An, c’est possible, mais ce n’est pas un droit pour le salarié. C’est une décision de l’employeur.

Les modalités sont fixées par un accord collectif ou directement par l’employeur après consultation du comité social et économique (CSE). Les heures non travaillées pendant le pont peuvent être récupérées plus tard dans l’année.

Le 1er janvier peut-il être la journée de solidarité ?

La réponse est simple : non, jamais. La journée de solidarité consiste à travailler une journée supplémentaire non rémunérée pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

La loi précise que cette journée doit être fixée sur un jour précédemment chômé, comme un jour férié, à l’exception du 1er mai. Cependant, un accord d’entreprise peut fixer d’autres modalités, comme la suppression d’un jour de RTT. Dans tous les cas, elle ne peut pas être positionnée sur le 1er janvier.

FAQ – Vos Questions sur le 1er Janvier Férié

Pour finir, voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur ce jour férié.

Mon employeur peut-il m’obliger à travailler le 1er janvier ?

Oui, il peut vous l’imposer, car le 1er janvier n’est pas un jour obligatoirement chômé. Les seules exceptions sont les jeunes de moins de 18 ans et si votre convention collective ou un accord d’entreprise l’interdit spécifiquement.

Quelle est la différence entre le 1er janvier et le 1er mai en termes de paie ?

La différence est énorme. Le 1er mai est le seul jour obligatoirement chômé et payé pour tous. Si vous travaillez le 1er mai, votre salaire est obligatoirement majoré de 100% (payé double). Le 1er janvier, en revanche, est un jour férié ordinaire : le travail ce jour-là n’entraîne aucune majoration légale.

Que se passe-t-il si le 1er janvier tombe un dimanche ou sur mon jour de repos ?

Si le jour de l’An tombe sur votre jour de repos habituel (un dimanche par exemple), cela ne donne droit à aucune compensation (ni jour de repos supplémentaire, ni indemnité). C’est « perdu », sauf si, encore une fois, votre convention collective prévoit des dispositions plus favorables.

Comment vérifier ce que prévoit ma convention collective ?

Le nom de votre convention collective est indiqué sur votre bulletin de paie ou votre contrat de travail. Vous pouvez ensuite consulter son contenu gratuitement sur le site de Légifrance ou demander une copie à votre service des ressources humaines.